Changer la ville pour changer la vie
« La gratuité des services publics comme objectif »
Dans le cadre du colloque international sur la ville lente, vous êtes intervenu sur les questions de gratuité. Qu’est-ce qui vous a motivé à accepter cette prise de parole ?
Gabriel Amard : Je souhaite tout d’abord préciser de quel « poste avancé » je m’exprime : celui de l’élu militant qui s’attache à mettre en cohérence les orientations de son parti et les pratiques locales ; celui aussi de maire de Viry-Chatillon de 1995 à 2006 qui, au nom de l’action en faveur du renouvellement des élus locaux et du non cumul des mandats, a passé la main. Le thème de l’atelier auquel j’ai participé, « Gratuité et usages : de la ville consommatrice à la ville pour tous » concentre pas mal des interrogations mais aussi des enjeux auxquels fait face aujourd’hui la Communauté d’agglomération Les Lacs de l’Essonne que je préside. Je me permets d’en saluer l’intitulé tant ce dernier suggère que la consommation serait facteur d’exclusion, qu’elle laisserait de côté des milliers de nos concitoyens, des pans entiers de notre société. Je partage ce point de vue. Dans la contribution que j’ai versée aux actes de notre colloque, j’avais déjà stigmatisé le temps de la consommation comme un temps d’aliénation, je n’y reviens donc pas.
La suite sur le blog de Gabriel Amard.
Publié le mercredi 28 avril 2010, par agauche